Hommage à Mme Thérèse RATTÉ TURCOTTE
Hommage rédigé par sa fille Madone qui en a fait lecture lors de la célébration commémorative en l’église de Les Boules. HOMMAGE À NOTRE MÈRE Bonjour à vous tous qui vous êtes déplacés pour cette célébration des funérailles de maman. Il m’est confié une tâche excessivement difficile et, quoique paradoxal, en même temps très agréable, soit celle de rendre hommage à notre mère. Difficile… car comment honorer maman en quelques mots. Agréable… puisqu’il est toujours plaisant de parler d’un être qui nous est cher et que l’on veut garder présent à notre mémoire. Pour ce faire, tous mes frères soit Benoit, Yves, Mario et Herman sont avec moi. Césaire, Aubert et Aubin nous supportent de là-haut. Maman, tu es la représentation par excellence de l’amour, l’Amour sous toutes ses formes. Tu sais, il y a de ces anges sur la terre qui passent leur vie sans déranger, qui sèment l’amour comme on prend l’air, qui donnent sans rien demander et tu en étais un. Ne disait-on pas de toi que tu étais «Un coeur sur deux pattes » ? Mais qu’aimais-tu au juste? Tu aimais les gens et, tout particulièrement, ta famille ; tout d’abord, Césaire, l’Amour de ta vie, et nous, tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Tu aimais quand ça fourmillait autour de toi mais par-dessus tout, pour nous tu aurais fait tout et plus encore. Chérir tes enfants, recevoir les câlins de tes petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous prendre dans tes bras, nous accueillir dans ta belle maison toujours propre, nous faire la conversation ou jouer aux cartes, nous servir de bons plats, nous offrir du bon sucre à la crème ou de bonnes galettes. Comment ne pas se rappeler la bonne soupe, souvent au barley, qui nous attendait après une longue route ou tes bonnes brioches offertes au déjeuner! Que d’agréables moments avons-nous passés en ta compagnie même si aux cartes tu gagnais plus souvent qu’à ton tour… Tu aimais le beau, le bon et le bien fait. Le beau… Un beau jardin, une belle fleur, un beau cantique, une belle décoration de Noël ou florale, et que dire de tes beaux vêtements. Tu étais fière, sans être vaniteuse. Le bon… je ne parle pas ici de la bonté, nous y reviendrons, mais de ce qui est bon au palais. Tu aimais la bonne bouffe jusqu’à t’en lécher les doigts et tu ne manquais jamais une occasion de te délecter d’une bonne crème molle et encore mieux, si elle était recouverte de chocolat. Que dire maintenant du travail bien fait, voire parfait! Administratrice hors pair, rien n’échappait à ton œil vigilant, et ce, tant pour tes finances personnelles que pour celles de la ferme. Tu excellais également dans la gestion de ton temps. Temps du jardin, temps des fraises, des framboises, des bleuets, des récoltes, tout devait être fait au bon moment. De plus, le temps que tu as consacré au jugement des travaux lors d’expositions des Fermières ou à celui des jardins ou aménagements floraux pour le concours village fleuri nous donne un aperçu de ton appréciation de la perfection. Quel plaisir te procuraient les premières pousses du jardin, les récoltes et les mises en conserves! Tu aimais le progrès. Femme de ton époque voire même avant-gardiste, à ta façon, tu as contribué à l’avancement de la cause des femmes. De façon respectueuse, tu défendais tes valeurs libérale et progressiste tout en ayant un grand ancrage dans tes valeurs profondes, soit familiale, religieuse et patrimoniale. Le tout était perceptible par ta soif d’apprendre, ton intérêt à la politique et ton ouverture face aux nouveautés et au changement. Ton assiduité à l’émission «Femmes d’aujourd'hui », à de nombreux cours – couture, cuisine, décoration, aux débats des politiciens lors de campagnes électorales, ton décor au goût du jour, ton aptitude à apprivoiser la nouveauté, tels ces nouveaux appareils électroniques magasinés en compagnie de ton gendre préféré ou toute découverte culinaire en sont tous la démonstration. Tu aimais te dévouer. Quelle abnégation tu as manifestée lorsque tu as arrêté l’école pour prendre soin de Laurette, ta grande soeur! Et que dire du temps consacré à prendre soin de Marie et de Jean-Baptiste, tes parents que tu as gardés pendant plusieurs années, de Césaire en fin de vie et de tous ceux que tu as aidés et supportés au fil des ans. Et nous, tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, n’étions pas en reste, car ton écoute, ta compréhension, ta grande discrétion nous étaient acquises. Ta bonté et ta générosité se manifestaient dans l’aide aux autres. Ton implication et ton attachement à ta communauté en font également foi. Du bénévolat, tu en as fait. Par ci, des collectes de fonds – Cancer, maladies du coeur, Fabrique et bien d’autres, par là ton implication communautaire – Fermières, Fête du centenaire de Baie-des-Sables. Quel bonheur te procurait ce don de soi ! Tu aimais le Seigneur. Ta piété était exemplaire. Tes prières, celle du matin, celle du voyageur, celle du soir, tes messes dominicales et tes neuvaines en témoignent. Tu t’es soumise à sa volonté, tu as vu venir la mort avec le calme et le courage que donne la Foi. Tes dernières paroles, à peine audibles, nous ont même rappelé de bien suivre les commandements. Tu aimais…, et quand on y pense, tu aimais la vie, c’est tout. Cette vie de 88 printemps s’est arrêtée le 8 septembre 2014 à 5 heures 08. Le chiffre 8 n’est-il pas symbole d’infini et de continuité? Ton passage sur cette Terre se termine en infiniment petit pour rejoindre l’infiniment grand et dans un souci de continuité, tu nous lègues en héritage ta sérénité, ton humilité et ton amour. Sache que cet amour inconditionnel semait le bonheur autour de toi. Cette vie terrestre, tu l’as bien vécue. Nous envions déjà ceux que tu rejoins dans ta nouvelle vie, celle dite éternelle. Nous te réitérons notre amour et te disons « AU REVOIR MAMAN »
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