Hommage à madame Marguerite Marie DUGUAY ARSENAULT
Hommage à madame Marguerite Duguay-Arsenault, composé et lu par sa fille Marthe Arsenault, en l'église de Lac-Humqui, le samedi 12 janvier 2013, jour de la célébration commémorative. Au nom de Roger, Gisèle, Jean-Louis et Pierre, je veux te rendre un dernier hommage, maman Marguerite, Margot comme t’appelait notre père. Papa et toi, vous nous avez donné un exemple d’amour inconditionnel. Toujours vous nous avez accueillis chaleureusement. Vos petits-enfants se rappelleront à jamais leurs visites chez leurs grands-parents. Des vidéos témoignent de leur plaisir à jouer des sketches, des joyeuses poursuites à travers les pièces de la maison, des rires, enfin, du grand bonheur d’être avec vous. Ton accueil s’ouvrait aussi à tous ceux qui venaient chez vous. Plusieurs y ont élu domicile pendant des années. Marguerite, tu as été une femme courageuse, forte, aimante, débrouillarde, déterminée qui a su mener à terme ses projets, ses ambitions : exemples : tenue d’une boutique de tissus, fonction de Maîtresse de poste. Que dire de ta générosité! Pour nous, pour nos enfants, tu déployais tes talents de cuisinière, de couturière, d’artisane. Les experts n’auraient pu mieux faire… La famille avait pour toi une importance primordiale. Tu avais une grande affection pour Marie-Ange, ma marraine, celle que tu appelais ta mère. Devenue orpheline de mère à cinq ans et de père à treize ans, tu as découvert très tôt les valeurs humaines fondamentales que tu privilégierais, et tu les as fait tiennes toute ta vie. Tu aimais aussi Philippe, le musicien et joueur de tours, Rita, Simone et Jeanne avec qui parfois tu te querellais mais avec qui aussi tu avais bien du plaisir à jouer aux cartes. Vous avez très souvent gagné des tournois. Tu as gardé pendant plusieurs années deux filles de Simone, Lise et Suzie à qui tu as voué une affection maternelle. Célestin, notre père disait que ton prénom Marguerite t’allait à merveille car les plantes, les fleurs s’épanouissaient à vue d’œil sous tes soins. Les rosiers devant ta maison, les arbres à fleurs et évidemment, ta rocaille étaient ta fierté! Tu aimais la nature, tu adorais cueillir les fraises, les bleuets, les framboises et tu nous faisais déguster tes récoltes. Rien de meilleur que tes confitures maman! Tu avais une souplesse physique exceptionnelle. Te voir danser la gigue m’émerveillait . Exceptionnelle aussi était ta chevelure qui gardé sa couleur naturelle jusqu’à tes quatre-vingt-huit ans. Tu as appris à nager dans la rivière malgré l’interdiction paternelle. Cela explique peut-être à certains d’entre nous un penchant pour la désobéissance. Tu as toujours eu confiance en la vie, confiance en toi, confiance en Dieu. Ta dévotion particulière envers Sainte Anne, envers Marie t’a certainement aidée à supporter les épreuves inhérentes à toute vie. Tu n’as pas été épargnée : nombreuses maladies, interventions chirurgicales, séjour de huit mois au Sanatorium, perte de ton mari que tu as tant aimé. Tu l'as gardé et soigné à la maison pendant les dernières années de sa vie. Ton fils Denis est décédé en 2006. Maman, tu es restée meurtrie mais debout, forte. Somme toute, tu nous as démontré comme le chante Vigneault : Le temps que l’on prend pour dire, je t’aime, est le seul qui reste au bout de nos jours. » Ta vie a été bien remplie. Tu peux te reposer maintenant, chère maman Marguerite. Ce que tu as été restera à jamais gravé dans nos cœurs. Nous te disons tout notre amour , merci et au revoir !
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